Mon combat aujourd'hui

Vendredi 3 avril 2009

Je vais parler aujourd’hui d’Alice … Et certes pas au pays des merveilles.

Vu dans la presse « AUJOURD’HUI » :  Son parcours du combattant pour arriver à un substantifique contrat de travail.

Cette jeune et dynamique femme a voulu se rendre à un rendez vous fixé par un futur employeur.

Le Pôle emploi, à la vue de la convocation formelle au siège de l'entreprise , a délivré à Alice un titre de transport Sncf afin qu'elle puisse s'y rendre. (Alice était prête à prendre un job à 800 km de chez elle ) …


Quand Alice s’est présentée pleine d’espoirs à la Sncf avec son fameux « visa de circuler pour un emploi », son rêve s’est transformé en une immense « farce »…

En effet, la SNCF lui a opposé le fait que ce genre de tarif « pôle emploi » "s’organise" et que ce jour là …. Elle n’y avait pas droit !

Alice précise qu’il y avait bien des places dans le train mais « plus à ce tarif » …alors qu’il y avait beaucoup de sièges non occupés.


Il vaut mieux en effet laisser circuler un TVG avec 200 places sans clients plutôt que de laisser un chômeur s’installer et circuler pour aller trouver un emploi.

Ce félon chômeur, bénéficaire d'un "pass" aurait dû… prévenir ....3 semaines auparavant.

Ne pas prévenir quelques semaines avant quand un recruteur lui envoie une convocation le 25 pour le 30 …est une erreur de compréhension des utilisateurs.

 

A la SNCF ; on ne rigole pas avec les règles ! Les chômeurs auxquels on donne des titres de transport pour aller rencontrer un futur patron n’ont qu’à bien se tenir et trouver des rendez vous adhoc donc avec quelques semaines d’avance…
C'est très courant de nos jours surtout pour des remplacements en CDD;
 

On savait qu’un entretien d’embauche devait se préparer … Mais jusqu’à « AUJOURD’HUI », on se savait pas à quel point …

« Problème de l’Administration » a répondu un jour un délégué UMP…

 

Ok mais une fois qu’on a dit ça … ON FAIT QUOI ????

 

Quand les chômeurs veulent travailler et qu’on met des barrières …Ou quand une personne veut créer une entreprise et qu’elle en est empêchée cause « administration » … Les réponses aujourd’hui mettant en cause "l'administration" anonyme ne peuvent pas être considérées comme satisfaisantes.


Même avec explications ou excuses : quand le mal est fait , il fait fait .

On attend et on espère une cohérence d'état.
 
Dans le cas d'ALICE, aucun responsable de la SNCF à LYON n'est intervenu pour dire " on laisse monter alice dans le train quand mêrme" ... ça semblait tellement évident.


Par Christine
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Jeudi 19 mars 2009
J'ai enfin reçu une notification de droits ...
a partir du mois de ma radiation en tant que travailleur indépendant .... donc février
Pour les APL .... il me faudra attendre un mois de plus et là, il n'y a pas débat : c'est la loi !

Bravo au gouvernement et bravo au conseil général local ( on est bien à l'UMP qui n'aime pas les fainéants ) et qui se félicite de ses bons résultats en matière de ré insertion en charente maritime ( zône sinistrée)

http://www.rsa-cafinfo.fr/charente_maritime/index.php

Des mois sans revenus .... ça restera un souvenir et un enrichissement personnel ...

Je reste toujours sans voie et sans voix.
Par Christine
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Jeudi 19 mars 2009

MON HISTOIRE :
Le 1er Novembre 2008, après des mois de chômage et de maladie, je crée mon entreprise individuelle. J’ai 47 ans, et la certitude qu’en période de crise, si mon activité tarde à décoller j’obtiendrai une aide de l’état sous forme de RMI. L’assistante sociale de Saintes qui m’a reçue me l’a assurée.
(MME ELISABETH CHARIER)

 

Novembre, décembre…Début d’activité avec beaucoup d’énergie, ce qui va de soi quand on se met à son compte. Les affaires s’annoncent plus longues à conclure du fait de la situation économiquee générale. J’interviens pour solliciter le RMI. Dans l’intervalle mon dossier a été transféré. L’assistante sociale de Saintes que la CAF m’avait fait rencontrer ne couvrait pas mon secteur. C’est Mme Amanou, qui est en charge sur ma commune.

 

A la suite de ma demande de RMI : lettre de refus en date du 14 janvier car j’avais perçu des allocations de chômage en septembre et octobre. 

 

J’effectue une demande de recours en date du 29 janvier auprès du Conseil général, recours débouté par courrier du 12 février 2009 au motif que j’avais trop perçu pour moi-même et mon fils, soit sur les trois derniers mois 2863€ décomposés en  2400€  des ASSEDIC pour septembre et octobre 2008 et la pension alimentaire de 80 euros/mois pour mon fils.

 

Au total plus de 900 euros par mois pour moi et mon fils étudiant…. Avec deux loyers (404 euros à mon domicile et 270 euros pour le loyer en colocation de mon fils). Par ailleurs, sur 9 mois, en tant qu’étudiant mon fils perçoit 427 €/mois pour subvenir à ses besoins.

 

Déduction faite de ses frais de transport des charges courantes, il me restait pour vivre un négatif de 300 €  (total des deux loyers 670 €, transport 250 €, cantine fils 200 €, EDF, eau, taxe habitation non acquittée etc. )

 

Mon inscription tant que travailleur indépendant m’a fait perdre tous mes droits y compris APL. Étais- je devenu subitement trop riche ?

 

Je rappelle que quand je recevais les ASSEDIC soit 1300€ nets par mois, je percevais des APL à hauteur d’environ 300 euros mais que du jour où je me suis déclarée en tant que travailleur indépendant, sans toucher aucune rémunération – cause démarrage activité et crise je ne percevais plus rien …Mieux encore : je devais de l’argent à la CAF en trop perçu. A contrario des engagements donnés par l’assistante sociale (voir ci dessus)

 

Je prends contact avec le Conseil général pour demander des explications. La personne qui m’accueille me confirme que je me suis mise en difficulté en me déclarant auprès de l’Urssaf, reconnaît l’absurdité de cette situation et me conseille de contacter compte tenu de cette incohérence et de ma volonté de m’en sortir en travaillant, Mme Valérie Letard, secrétaire d’état.

 

Je contacte aussi la CAF qui prend les décisions en concert avec le Conseil général, et le mardi 16 février une technicienne de la CAF de la ROCHELLE m’indique au téléphone que ma situation a été reconsidérée et me confirme l’existence de droits, qui me seraient notifiés rapidement sans autres démarches de ma part.

 

Effectivement je reçois un courrier de la CAF daté du 17 Février 2009 confirmant l’accord sur la réintégration dans mes droits à partir du 01/12/2008 donc avec effet rétro actif.


La CAF est donc en situation de prendre des décisions individuelles comme indiqué sur son site.  J’attends donc le virement sur mon compte, virement qui n’arrivant pas me conduit à rappeler cet organisme. Car si l’assistante sociale m’a confié qu’elle prenait en charge la facture EDF pour demande de soutien il reste le problème de loyer avec les HLM de Saintes, en l’occurrence la SEMIS, qui m’a indiqué qu’il était de mon ressort de trouver une solution avec la CAF.

 

J’appelle donc le matin du 23 février la CAF : un technicien « vu mon dossier compliqué «  m’informe qu’un autre technicien va me rappeler … Mme Vigier me téléphone à 12H35 donc très vite et m’informe que le courrier qui m’a été adressé est une erreur !

 

En résumé : Je ne serai pas prise en charge mais le serai peut être via une nouvelle demande de RMI. Cette technicienne me signale que le régime fiscal de mon entreprise n’aurait pas été précisé. Ce qui est notoirement faux, puisque il y a un régime spécifique aux micro entreprises sur le document fourni par l’URSSAF,  mais cette annotation n’est sans doute pas assez claire pour elle : il faut donc qu’elle m’envoie un nouveau formulaire.

 

Autre bonus : mes revenus m’apparaîtraient pas clairement sur le document et pourtant à chaque visite auprès de l’assistante sociale, tous les documents sont fournis et sont signés « en bas » en laissant justificatifs. Le même dossier étant dirigé vers la CAF et vers le Conseil général, comment le Conseil général a-t-il su lire mes revenus et pas la CAF ?

 

Je me demande toujours ce que venait faire dans cette discussion le choix du régime fiscal puisque le RMI est fixé par rapport à des revenus et non pas fonction d’un régime fiscal actuel ou futur.

 

Si lors de mon premier entretien CAF, je me suis entretenue avec quelqu’un qui a écouté et pris ma situation en considération, de toute évidence, ce 23 février la technicienne qui m’a rappelée s’est comportée comme si elle cherchait surtout à exercer son pouvoir de nuisance…

 

Parmi les échanges que j’ai eu avec cette personne je tiens à produire quelques extraits très significatifs :

 

 « Étes vous en train de me dire que si je ne m’étais pas inscrite en tant que travailleur indépendant, j’aurais eu des droits pendant ces trois mois ? ai je demandé

Réponse : « Oui »

Je poursuis :

« Et donc en tant que travailleur indépendant qui subit la crise et qui n’a pas 0.55c pour poster un courrier, je peux rester sans manger ni payer de loyer pendant trois mois ? »

Réponse : « Oui »

Je poursuis encore :

« Si je ne m’étais pas inscrite en tant que travailleur indépendant, je serais restée devant ma télé et rien de tout cela ne se serait passé ? »

Réponse : « Oui »

Je continue : «  Si je me radie de l’Urssaf, les choses seront donc plus faciles pour moi »

Réponse : « Oui »

 

Alors, je me radie de l’URSSAF …..

 

 Je suggère vivement à toute personne qui veut créer son entreprise d’obtenir des documents signés de l’État avant de bouger. L’assistant sociale vue au début de mon projet m’avait assurée oralement de l’obtention de ces droits….

 

Dans le passé j’avais remarqué que les demandes d’aides devaient être faites avant les déclarations de début d’activité. La dernière loi Villepin incite les personnes à le faire après… C’est un leurre … une simple mesure administrative avec des rendez vous verbaux … « verbaux » n’engage à rien …

 

Cette histoire vécue est mon histoire : elle m’a fait passer en quatre mois d’une situation relativement stable à un état de surendettement. Tout ça pour vouloir créer son propre emploi !

 

Les temps sont durs, je ne suis pas fainéante … L’État vient de me donner tort de ne pas l’être. J’ai fait confiance à la parole d’une fonctionnaire, une autre a renversé la première décision. Des fonctionnaires décident : Il faut tomber sur le bon … Bonne pioche ou pas…

 

Monsieur Bussereau, Président du Conseil général de la Charente maritime, ne peut pas me recevoir. Son délégué m’a précisé que de toute façon il ne pouvait rien changer : ce qui est contredit par tous ceux qui ont à faire à cette institution.

 

Je suis en rouge à la banque, des procédures de saisies en cours, je ne peux pas faire face aux frais de scolarité de mon plus jeune fils en école d’ingénieur : peut être doit il se recycler et accepter qu’il est « pauvre » donc vendre des pizzas. C’est ce que l’on m’a fait comprendre. Où est l’égalité des chances ?

Par Christine
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Dimanche 8 mars 2009

 Réponse à un mail

Je reprends mon histoire : en fin de droits ASSEDICS, des droits APL ont été revus à la hausse car j'étais sans sans aucune ressource.
Dans le cadre de ma création d'entreprise et dans la mesure où je m'inscrivais : le RMI devait m'être accordé pour encourager cette initiative.
La demande a donc été faite et le résultat a non pas été un refus de RMI mais un calcul nouveau des APL car subitement , j'ai été considérée comme n'étant plus dans le besoin


avant tout  ( code de l'action sociale et des familles)

Article L262-1

Le revenu de solidarité active a pour objet d'assurer à ses bénéficiaires des moyens convenables d'existence, d'inciter à l'exercice d'une activité professionnelle et de lutter contre la pauvreté de certains travailleurs, qu'ils soient salariés ou non salariés.



PUIS TEXTE DE DECEMBRE 2003

La loi comporte 3 parties DONT :
1. l’octroi aux départements de la responsabilité et du financement de l’allocation du RMI ;
2. la création d’un revenu minimum d’activité ;
3. les modalités de suivi statistique et d’évaluation du dispositif.


I - Octroi aux départements de la responsabilité et du financement de l’allocation du RMI

Le département dispose du pilotage intégral du RMI. Il est le seul responsable pour décider l’admission, veiller aux conditions de versement de l’allocation et assurer l’insertion.

  • Allocation

Afin de préserver l’égalité de tous aux prestations, les conditions d’accès au RMI ainsi que son barème demeurent fixés au plan national. De même, le service de l’allocation continue d’être assuré par les caisses d’allocations familiales ou des caisses de mutualité sociale agricole. Le Président du Conseil Général décide de l’octroi du RMI conformément aux dispositions du code de l’Action Sociale et des Familles.

Le service de l’allocation est assuré par les CAF et les CMSA avec lesquelles le département passe convention à cet effet. Les conventions fixent :
- les conditions dans lesquelles le service de l’allocation est assuré,
- les compétences déléguées.



et que fait on de la loi initiale ?

Loi 88-1088 du 01 Décembre 1988

Loi relative au revenu minimum d'insertion

Toute personne qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation de l'économie et de l'emploi, se trouve dans l'incapacité de travailler, a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence. L'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficulté constitue un impératif national. Dans ce but, il est institué un revenu minimum d'insertion mis en uvre dans les conditions fixées par la présente loi. Ce revenu minimum d'insertion constitue l'un des éléments d'un dispositif global de lutte contre la pauvreté tendant à supprimer toute forme d'exclusion, notamment dans les domaines de l'éducation, de l'emploi, de la formation, de la santé et du logement.



Par Christine
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Vendredi 27 février 2009

Il existe encore aujourd'hui un délai de carrence pour l'obtention du RMI y compris donc dans mon cas pour les créateurs d'entreprise.

Le SENAT a édité une rapport d'information sur le sujet et son fonctionnement général.

Il est en outre spécifié dans ce rapport :

"Il existe bien des systèmes d'avance sur droits supposés, qui permettent normalement de remédier à ces délais de carence : ils ont même été systématisés pour les décisions de renouvellement de l'AAH et du RMI. Mais les gestionnaires de ces allocations, et notamment les caisses d'allocations familiales chargées de leur versement, sont réticentes à recourir à ces dispositifs, compte tenu des coûts élevés liés aux récupérations d'indus en cas d'erreur."

et
"Dans certains cas limites, les bénéficiaires peuvent être privés de toute ressource pendant un trimestre, si la rémunération perçue au cours des trois mois écoulés a dépassé le seuil de versement du RMI"

Je vous invite à lire ce rapport d'information :
http://www.senat.fr/rap/r04-334/r04-3348.html

à priori, ce qui est dit est cohérent dans mon cas mais ça l'est aussi pour tout ménage qui ferait ce type de demande en fins de droits ASSEDICS. 

Quelqu'un, dans ce pays, peut il sérieusement imaginer qu'une famille avec deux personnes au foyer ( un parent et un enfant ) ayant perçu au cours des trois derniers mois une moyenne de 900 euros/mois ait pu réaliser des économies qui lui permette de tenir pendant les trois mois suivants ?
Et encore ... Selon les témoignages que j'entends, moi je faisais partie des riches!

On marche sur la tête ...

Et compte tenu de cette législation archaique, on comprend effectivement que les gens n'aient pas envie de reprendre le chemin du travail ... Car au bout, c'est trois mois sans manger !

Je n'ai à ce jour reçu aucune réponse ou aucun mail me disant que ce point pouvait être revu un jour ou l'autre...

Accentuation de la paupérisation avec de telles conditions.

Je poursuis : "Descendez, on vous demande"...



Par Christine
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L'EFFET PAPILLON
DE BENABAR
"Petites choses pour le gouvernement... Grandes conséquences..."

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